
Un peu d'histoire...
Née dans les années 1870, l'ostéopathie est une pratique strictement manuelle, visant à déceler les pertes de mobilité du corps. Cela peut toucher un organe, un muscle, un fascia, une articulation...
Elle s'appuie sur de solides bases anatomiques et physiologiques, afin de comprendre et lire le corps comme un tout, une unité, dont chaque élément dépend des autres.
Cette pratique a été réfléchie et démocratisée initialement par Andrew Taylor Still, un médecin américain. Ses observations dans le contexte médical de l'époque l'ont poussé à se questionner sur les méthodes pratiquées, entrainant toute une réflexion autour de ce qu'il appela plus tard "ostéopathie".
Cette réflexion le conduit à énoncer 4 grands principes, posant les fondations de cette thérapie.
Une fois ces éléments mis en évidence, l'ostéopathe, grâce à son expertise et à l'analyse des commémoratifs, à la palpation, et à l'observation de son patient, sera à même de comprendre le schéma de fonctionnement du corps de ce dernier. Par le biais de diverses techniques et manipulations, il aura pour but de redonner un maximum de mobilité et de souplesse au tissu concerné, en instaurant un équilibre durable.


Ses 4 grands principes
Interdépendance structure - fonction
Une altération de la structure d'un tissu aura un impact néfaste sur son fonctionnement. Pour remplir pleinement son rôle, ce dernier doit pouvoir être libre et sans contraintes. À l'inverse, si sa fonction est perturbée, sa structure finira par être impactée (exemple d'un muscle immobilisé qui perdrait avec le temps de sa force et de sa souplesse).
La loi de l'artère
Pour que le système corporel fonctionne de manière optimale, il doit pouvoir apporter à ses différents éléments les nutriments nécessaires à leur fonctionnement, mais également évacuer les déchets produits par les diverses réactions biologiques. Pour cela, les vaisseaux sanguins et lymphatiques doivent être libres et ne pas se trouver limités dans leur mobilité et motilité.
L'unité du corps
Le corps forme un tout indissociable, les réactions biologiques s'équilibrant entre elles afin de maintenir l'harmonie au sein de l'organisme. Si l'une des fonctions d'un système est perturbée, elle risque de déséquilibrer l'ensemble, ou d'être compensée par une autre ; cela finirait donc par déséquilibrer le tout.
L'auto-guérison
Notre organisme a les capacités de s'auto-réguler, ce qui le rend autonome dans sa guérison. Le rôle de l'ostéopathie sera d'optimiser ce principe, afin de donner le "coup de pouce" permettant au corps de retrouver son équilibre.
Et l'ostéopathie animale ?
Développée sur les chevaux par Dominique Giniaux dans les années 1980, l'ostéopathie se révèle être d'une grande aide pour accompagner nos animaux.
Depuis 2011, elle est reconnue en France comme acte de médecine vétérinaire et définie comme suit :
"Manipulations ayant pour seul but de prévenir ou de traiter des troubles fonctionnels du corps de l'animal, à l'exclusion des pathologies organiques qui nécessitent une intervention thérapeutique, médicale, chirurgicale, médicamenteuse ou par agents physiques. Ces manipulations sont musculo-squelettiques et myo-fasciales, exclusivement manuelles et externes."
Elle trouve aujourd'hui sa place auprès des chevaux, mais également des chiens et chats, des bovins, caprins et ovins, ou encore des NACs. Elle accompagne l'animal d'élevage, de concours, de loisir ou de famille, quelle que soit son histoire.
